3 extraits de comédies musicales. 3 classiques de l'âge d'or d'Hollywood. 3 modèles de pur glamour avec Cyd Charysse, la belle et dangereuse séductrice de Chantons sous la pluie.
C'est le moment de la ressortir celle-là.
Y'a pas à dire, ils étaient vraiment forts ces Inconnus.
La semaine dernière, vous avez vu les Muppets reprendre Queen, cette fois découvrez Bugs Bunny et sa bande de toons reprendre les 4 garçons dans le vent:
On fait bien des débats sur l'identité nationale... :D
Dédicace à Aurelio ;) Ne loupez pas son copie-conforme par ici
Mêmes gammes de couleurs (majorité de blanc, personnages secondaires enfouis dans une laque rouge sang) et surtout même réutilisation des codes des affiches du cinéma hollywoodien classique à la Casablanca. Avec un côté moderne plus affirmé pour le Tarantino qui, du reste, nous a habitué à ce genre de références appuyées au cinéma de genre (Boulevard de la mort en est un très bel exemple).
Copie-conforme que je qualifierais de "light" parce qu'on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait plagiat sur Soderbergh: ça me semble plus être dans la continuité d'un retour aux posters "old-fashionned".
Depuis assez récemment, on a aussi une vague de posters revival 50-70's inspirés du cinéma bis. Parce que justement, le cinéma bis a la côte...
Ce qui me permet de faire une digression sur la situation d'un cinéma que j'aime beaucoup, à défaut de bien le connaître. A la base, le cinéma de genre, ou cinéma bis ou même cinéma d'exploitation, c'était considéré comme un cinéma de demeurés. Or, je pense que ça n'a échappé à personne, la donne a changé depuis quelques années. J'ai vaguement ruminé là-dessus et fait les déductions suivantes:
- les films de genre, grâce à Peter Jackson et Quentin Tarantino, ça marche au box-office
- si ça marche au box-office, alors on ressort les classiques en DVD pour se faire du fric dessus
- si on ressort les vieux trucs du placard, ça veut dire que dans le bon vieux temps c'était mieux et que maintenant on fait que des déchets commerciaux (ça, c'est pour expliquer le magistral retournement de veste général de la critique cinématographique: le cinéma de genre, c'est comme la japanimation: c'est hype (surtout quand c'est vieux))
Mais avant toutes choses, il faut, je crois rendre grâce à Internet qui a permis:
- l'émergence d'une contre-culture et la promotion de celle-ci. Avec d'un côté, les cinéphiles (souvent geeks, leurs ancêtres fréquentaient les cinémas spécialisés et lisaient le Midi-Minuit Fantastique) poursuivent et partagent leurs explorations des perles du cinéma bis; de l'autre, une nouvelle génération découvre tout ça par le biais de buzz genre nostalgie des nanars, suéder)
- une revanche des nerds en entraînant une autre, et ce point-là reste à étoffer, il faut dire que la génération de cinéastes biberonnés au cinéma de genre a pris du galon et assis sa position dans l'industrie du cinéma. Même si on ne les voit pas forcément, j'aime à penser qu'ils sont plus nombreux qu'on ne le croit (George A. Romero et Sam Raimi sont de bons exemple, qui, oh coïncidence! ont désormais la bénédiction des critiques du monde entier), qu'ils produisent gaiement les futurs Corman de demain (mais bien sûr, je n'ai pas de noms là tout de suite, laissez-moi dans ma bulle d'idéalisme et de fraternité) et qu'ils peuvent d'une manière ou d'une autre, enfin se lâcher et sortir leurs pulsions... ce qui, pour le coup, nous rappelle Wikipedia, est le principe du cinéma d'exploitation...
Voilà, j'ai fait une énorme digression comme prévue et qui vaut ce qu'elle vaut, je ne suis pas une prof de cinéma... D'ailleurs, en voici un vrai qui explique un peu tout ça (et ce n'est pas rébarbatif du tout :)) enfin, je me suis bien amusée :D
Après une dure journée de boulot, ce type pensait pouvoir se détendre peinard chez lui... c'est raté!
C'est le principe de la loi de Murphy! D'autres moments de poisse hilarants par ici